Prix de la relève des métiers d’art, commandité par Lexus
Définir les métiers d’art de demain
Le Prix de la relève des métiers d’art, commandité par Lexus Canada, célèbre un artisan ou une artisane de la relève canadienne qui, par son sens de l’innovation et son regard neuf, participe à transformer le paysage culturel canadien et à redéfinir les procédés artisanaux traditionnels. Ce prix, d’une valeur de 10 000 $ CA, est décerné à une personne sélectionnée parmi les candidates et candidats proposés par les membres de la Fédération canadienne des métiers d’art (FCMA/CCF).
Le soutien financier important qui accompagne cette récompense permettra au lauréat ou à la lauréate d’étudier de nouvelles techniques, de mettre à l’essai des matériaux innovants et de repousser les frontières de la création. Parce qu’il valorise l’adoption à la fois de techniques contemporaines et de pratiques écoresponsables, ce prix nourrit le développement d’un ou d’une artiste et nous rappelle que les métiers d’art jouent un rôle essentiel tant pour l’avenir de la planète que pour celui de la société. Ce prix est le reflet de l’engagement de Lexus envers l’excellence et la précision, et de sa volonté de bâtir un futur qui mise sur l’électrification et qui offre à la nouvelle génération de créateurs et créatrices les moyens de laisser leur marque dans la communauté des métiers d’art.
Finalistes

Vi Houssin (Manitoba)
Vi Houssin est une artiste bispirituelle et transgenre, spécialiste du perlage, établie à Winnipeg, sur le territoire visé par le Traité no 1, où elle est née et a grandi. Sa famille est issue de la population blanche colonisatrice et des Métis de la rivière Rouge. Inspirée par les techniques traditionnelles métisses et par le riche mentorat dont elle a bénéficié, elle crée des œuvres qui célèbrent les traditions de sa culture tout en abordant les enjeux parmi les plus pressants de notre époque, comme les changements environnementaux, l’identité, le deuil et la résilience. Son travail a reçu le soutien du Conseil des arts du Canada.

Charlie Larouche-Potvin (Québec)
Établi à Montréal, Charlie Larouche-Potvin est un souffleur de verre et artiste-designer formé à Murano, en Italie, auprès du maître-verrier Davide Fuin. Dans sa pratique, il réinterprète les techniques vénitiennes de soufflage du verre en y portant un regard contemporain. Diplômé d’Espace VERRE depuis 2020, il a reçu, en 2024, le prix François-Houdé, décerné par la Ville de Montréal, et le RBC Glass Award de la Canadian Clay and Glass Gallery. Son travail a été présenté lors des biennales Révélations, à Paris, et Contemporània, à Barcelone. Étant donné sa maîtrise des techniques vénitiennes de soufflage du verre, il est fréquemment invité à partager son savoir dans le cadre de résidences, de démonstrations et de programmes d’enseignement, tant au Canada qu’à l’étranger. Il est artiste en résidence au Harbourfront Centre de Toronto depuis 2023.

Gordon Sparks (Nouveau-Brunswick)
Gordon Sparks est un artiste micmac de la Première Nation Pabineau, actuellement installé à Rough Waters, au Nouveau-Brunswick. Il pratique la récolte cérémonielle de bois et de matières animales, dont il fait des masques sculptés qui incarnent les récits, les traditions et les enseignements micmacs. Chaque masque, dont la création est guidée par l’arbre dont il est issu, reflète une histoire propre et prend vie grâce à des collaborations avec des danseur·euse·s, des batteur·euse·s de tambour, et des créateur·rice·s de vêtements et accessoires traditionnels. Également artiste-tatoueur, Gordon Sparks combine l’art du tatouage et la sculpture pour préserver et transmettre des enseignements culturels. Son travail a été présenté partout au Canada atlantique, de même qu’à l’international, notamment à l’exposition Collect, à Londres. Grâce au mentorat qu’il prodigue et à son engagement envers la protection des pratiques culturelles, Gordon Sparks guide et inspire les artistes et les communautés autochtones dans l’ensemble du Mi’kma’ki.
