Faites la rencontre des finalistes du Prix de l’artiste de l’année et du Prix de la relève des métiers d’art, commandités par Lexus

La Fédération canadienne des métiers d’art (FCMA/CCF) est heureuse de dévoiler le nom des finalistes de deux prix récompensant les métiers d’art canadiens et présentés en collaboration avec Lexus Canada : le Prix de l’artiste de l’année et le Prix de la relève des métiers d’art.

Ces prix, commandités par Lexus Canada, sont assortis d’une aide financière de 10 000 $ chacun et appuieront des artistes se situant à différentes étapes de leur carrière. Ils récompensent à la fois des leaders d’expérience du secteur et des artistes dont la pratique promet de façonner l’avenir des métiers d’art.

Prix de l’artiste de l’année, commandité par Lexus

Le Prix de l’artiste de l’année récompense un·e artisan·e d’expérience dont l’œuvre témoigne d’un savoir-faire exceptionnel. Les artistes finalistes ont apporté une contribution durable aux métiers d’art canadiens grâce à leur exploration assidue de la matière, à leur excellence technique et à leur vision artistique.

Voici les finalistes du Prix de l’artiste de l’année :

Jennine Krauchi (Manitoba) 

Basée à Winnipeg, Jennine Krauchi est une artiste et designer métisse de renommée internationale, dont le travail a été essentiel à la revitalisation et à l’essor du perlage métis au XXIe siècle. Par son travail, qui allie perlage, décoration en piquants de porc-épic et design de vêtements, elle crée des œuvres qui conjuguent les pratiques artistiques traditionnelles métisses et les réflexions contemporaines portant sur l’identité, l’histoire et la résilience. Jennine Krauchi a exécuté des commandes pour le Musée canadien de l’histoire, le Musée canadien pour les droits de la personne, le Manitoba Museum et Parcs Canada, entre autres. Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions comme Perler, radicalement, organisée par la MacKenzie Art Gallery, et Kwaata-nihtaawakihk, à la Winnipeg Art Gallery-Qaumajuq. En 2022, à la demande de la Monnaie royale canadienne, elle a conçu le design d’une pièce d’argent commémorative rendant hommage à la nation métisse.

Photo : Indspire Awards

Julie Moon (Ontario)

L’artiste céramiste Julie Moon, établie à Toronto, est reconnue pour son approche innovante du travail de l’argile et son apport important aux arts céramiques contemporains au Canada. Par sa pratique, elle explore la relation entre la nature et la culture, entre le réel et l’imaginaire, et entre la forme et la surface, et ce, en alliant les arts céramiques et textiles, la sculpture et le design. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario en 2005, et une maîtrise ès beaux-arts de l’Alfred University en 2010. Son travail a été exposé au Gardiner Museum, au Clay Studio de Philadelphie, à la Cooper Cole Gallery et à Art Toronto. En plus de mener une carrière comme artiste-exposante, Julie Moon est une pédagogue et une mentore dévouée. Elle a été accueillie comme artiste en résidence à la Archie Bray Foundation et au Zentrum für Keramik de Berlin, et participera cet été à une résidence d’artiste au MenLo Studio, à Jingdezhen, en Chine.

Photo : May Truong


Prix de la relève des métiers d’art, commandité par Lexus

Le Prix de la relève des métiers d’art célèbre un·e artiste qui, par son souffle créatif unique et ses idées nouvelles, participe à transformer le paysage culturel canadien. Les artistes de la relève enrichissent le domaine des métiers d’art contemporains grâce à leurs idées nouvelles, à leur emploi de matériaux innovants et à l’audace avec laquelle elles et ils explorent leur pratique.

Voici les finalistes du Prix de la relève des métiers d’art :

Vi Houssin (Manitoba)

Vi Houssin est une artiste bispirituelle et transgenre, spécialiste du perlage, établie à Winnipeg, sur le territoire visé par le Traité no 1, où elle est née et a grandi. Sa famille est issue de la population blanche colonisatrice et des Métis de la rivière Rouge. Inspirée par les techniques traditionnelles métisses et par le riche mentorat dont elle a bénéficié, elle crée des œuvres qui célèbrent les traditions de sa culture tout en abordant les enjeux parmi les plus pressants de notre époque, comme les changements environnementaux, l’identité, le deuil et la résilience. Son travail a reçu le soutien du Conseil des arts du Canada.

Photo : Mikaela MacKenzie

Charlie Larouche-Potvin (Québec)

Établi à Montréal, Charlie Larouche-Potvin est un souffleur de verre et artiste-designer formé à Murano, en Italie, auprès du maître-verrier Davide Fuin. Dans sa pratique, il réinterprète les techniques vénitiennes de soufflage du verre en y portant un regard contemporain. Diplômé d’Espace VERRE depuis 2020, il a reçu, en 2024, le prix François-Houdé, décerné par la Ville de Montréal, et le RBC Glass Award de la Canadian Clay and Glass Gallery. Son travail a été présenté lors des biennales Révélations, à Paris, et Contemporània, à Barcelone. Étant donné sa maîtrise des techniques vénitiennes de soufflage du verre, il est fréquemment invité à partager son savoir dans le cadre de résidences, de démonstrations et de programmes d’enseignement, tant au Canada qu’à l’étranger. Il est artiste en résidence au Harbourfront Centre de Toronto depuis 2023.

Photo : Michael Kazik 

Gordon Sparks (Nouveau-Brunswick)

Gordon Sparks est un artiste micmac de la Première Nation Pabineau, actuellement installé à Rough Waters, au Nouveau-Brunswick. Il pratique la récolte cérémonielle de bois et de matières animales, dont il fait des masques sculptés qui incarnent les récits, les traditions et les enseignements micmacs. Chaque masque, dont la création est guidée par l’arbre dont il est issu, reflète une histoire propre et prend vie grâce à des collaborations avec des danseur·euse·s, des batteur·euse·s de tambour, et des créateur·rice·s de vêtements et accessoires traditionnels. Également artiste-tatoueur, Gordon Sparks combine l’art du tatouage et la sculpture pour préserver et transmettre des enseignements culturels. Son travail a été présenté partout au Canada atlantique, de même qu’à l’international, notamment à l’exposition Collect, à Londres. Grâce au mentorat qu’il prodigue et à son engagement envers la protection des pratiques culturelles, Gordon Sparks guide et inspire les artistes et les communautés autochtones dans l’ensemble du Mi’kma’ki.

Photo : Toonasa Jordana Luggi


L’annonce des personnes lauréates du Prix de l’artiste de l’année et du Prix de la relève des métiers d’art aura lieu dans les prochains mois.